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Vers l'émergence des Communautés

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Au lendemain de la révolution de septembre 1830, l’Etat belge se donne une charte fondamentale, une Constitution promulguée le 7 février 1831.

photo vue du parc de BruxellesSi cette Constitution garantit un ensemble de droits et libertés importants pour l’époque (liberté de pensée, d’association, d’enseignement, de presse,...), la bourgeoisie francophone de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles domine le nouvel Etat, à la faveur d’un système électoral qui accorde le droit de vote à ceux qui paient un impôt significatif (suffrage censitaire).

Et bien que la Constitution prévoie, en son article 30, le libre emploi des langues, la bourgeoisie francophone qui exerce le pouvoir fait prévaloir la langue et la culture françaises dans un Etat unitaire qui ne tient pas compte de la disparité entre Flamands et Wallons.

La seconde moitié du XIXe siècle sera marquée par des luttes idéologiques entre catholiques (plus puissants dans le nord) et libéraux (plutôt majoritaires à Bruxelles et dans le sud), qui se cristalliseront autour du problème de l’enseignement. Parallèlement, le mouvement flamand amorce une longue lutte pour la reconnaissance et l’émancipation de sa langue et de sa culture. La cause flamande enregistre ainsi en 1898 un succès significatif avec l’adoption de la loi du 18 avril qui accorde à la langue néerlandaise son rang de langue officielle. Désormais, les lois belges sont votées, sanctionnées, promulguées et publiées en langue française et en langue néerlandaise.

Entre-temps, intervient en 1893 la première réforme de la Constitution accordant un élargissement du droit de vote : le suffrage universel atténué par le vote plural. Cette démocratisation se poursuit en 1921 avec une nouvelle révision de la Constitution accordant le suffrage universel pur et simple à tous les citoyens belges de sexe masculin (les femmes n’obtiendront le droit de vote aux élections législatives qu’en 1948). L’affirmation des revendications flamandes ne reste pas sans écho en Wallonie au début du XXe siècle. Des Wallons éminents, tels que Jules Destrée qui publie le 15 mai 1912 sa célèbre « Lettre au Roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre », se préoccupent de l’avenir de leur région.

photo de manifestation

Les premiers éléments d’une césure entre le nord et le sud du pays sont ainsi apparus. L’éloignement entre les deux communautés ne fera que s’accentuer.

Au lendemain de la première guerre mondiale et plus encore de la deuxième, l’évolution démographique et économique qui jouent en faveur de la Flandre et en défaveur de la Wallonie, les sensibilités différentes qui se révèlent entre Flamands, Wallons et Bruxellois au moment de la question royale – plus particulièrement lors de la consultation populaire du 12 mars 1950 – démontrent la nécessité de rechercher des solutions visant à normaliser les relations entre les communautés.

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