Pierre-Philippe Hofmann
|
|
Série Lieux communs/Gemeenplaatsen, 2003-2009, extrait. |
|
Pierre-Philippe Hofmann mène des projets conceptuels qui tendent à dépasser le cadre strict de ce qui est montré. Pour « Lieux communs », il a choisi d'arpenter cette ligne arbitraire – la frontière linguistique – qui traverse la Belgique de part en part. Cependant, il ne s'intéresse délibérément qu'au phénomène d'urbanisation qui y est observable, délaissant toute projection géopolitique. Il s'essaie alors à limiter son geste artistique à celui d'un opérateur répondant à des consignes préalablement définies pour la description globale d'un territoire. |
|
Maud Faivre
http://maudfaivre.photoshelter.com/
|
|
Série Transjurassienne, 2010-2011, extrait. |
|
Le Parc régional naturel du Jura fait désormais partie de ces territoires administrativement bien définis mais dont l'identité visuelle s'est muée au fil du temps en une apparence plurielle, voire floue. En dehors des zones urbaines, il n'y a plus d'espace entièrement naturel mais des lieux hybrides et disparates, parfois même dissonants, où l'activité humaine semble s'éloigner d'une dépendance directe au sol qui prédominait autrefois. |
|
François Goffin
http://www.francoisgoffin.com/
|
|
Série Bevel, 2011, extrait. |
|
« « Bevel », sa passionnante nouvelle série en cours, explore de nouveaux pans de vocabulaire : en « une multitude de vues allant du banal au magnifique (ou parfois en sens inverse) » selon la nouvelle note d'intention de l'intéressé, cet ensemble photographique se met en quête de 'non-lieux poétiques, de choses dénuées d'intérêt immédiat et néanmoins emplies de symboliques à déchiffrer ». (...) Aucun formalisme là-dedans, mais au contraire le questionnement passionnant d'un photographe qui, lucide et enfoncé dans l'inextricabilité du visible, n'en finit pas de se demander ce que voir veut dire. » Emmanuel d'Autreppe |
|
Catherine Jaumotte
|
|
« Sans titre », transferts sur papier-toilette, septembre 2009. © Photo Joris Luyten |
|
Jeu de mots. Jeux de maux... J'aime détourner, ironiser avec les vicissitudes de la vie, alléger tout ce qui pèse au quotidien. Ainsi, au travers de mes dessins, de cet objet papier-« toilette », je purge, je nettoie, me réinvente mon histoire. Et j'y vois l'infiniment petit et par là même la valeur de ma vie, de la vie parce qu'en chacun de nous se cache une part d'universalité... En couleur ou en noir et blanc, elle est là, bien présente, plus intense que jamais. |
|
Katherine Longly
http://www.katherine-longly.net/
|
|
Série Vivons cachés, 2010-2011, extrait. |
|
À l'heure où l'idée d'une Europe unie, solidaire et multiculturelle se confronte au protectionnisme économique ou identitaire ambiant, Katherine Longly nous en offre une maquette faussement paisible. La série « Vivons cachés » porte sur la promiscuité à laquelle sont soumis les usagers des campings et, au-delà de cela, sur la tension qui existe entre le repli sur soi et la volonté de vivre ensemble. Ces images ont été récoltées dans une quarantaine de campings un peu partout en Belgique. |
|
Nathalie Noël
|
|
Série Relief, 2009, extrait. |
|
« Nathalie Noël oeuvre ou gratte à la surface des choses. De façon obsessionnelle, presque monomaniaque, à force de questions elle poursuit un propos lent à sortir et dont la maturation, la macération sont complexes. Au milieu de l'incertitude, du doute, du manque de confiance dans la sincérité de toute chose, un constat : « La peur est la cause principale de tous les désastres. » Mais vis-à-vis de sa propre peur ou de nos diverses phobies, la photographe fait un pas de retrait, se décale, tentant de les retranscrire avec un apparent détachement, une feinte neutralité… » Emmanuel d'Autreppe |
|
Beata Szparagowska
http://www.beataszparagowska.com/
|
|
Série Matonge, 2010, extrait. |
|
Ce travail photographique s'organise autour des notions de l'exil, de l'identité, de la mixité, de la recherche des racines. Et de la rencontre de l'autre, essentielle. Mais c'est également la recherche d'un engagement possible hors du reportage traditionnel, d'une ouverture entre la photographie documentaire et la photographie plasticienne. L'auteure se questionne en effet quant au rapport à la réalité et à la façon dont le regard se construit, ainsi que sur le statut de l'image, sur sa fausse innocence. |
|
Zoé Van Der Haegen
|
|
Série L'homme assis au bout du couloir, 2010, extrait. |
|
« L'homme assis au bout du couloir » Cette série s'inscrit dans la logique du questionnement de l'auteure à propos de l'espace. En l'occurrence, il s'agit de celui du bureau. Codifié, voire extrêmement scénographié, il est au départ de ce travail. À la fois lieu de vie quotidienne et de représentation, le bureau est un territoire ambigu. Où le réel artificialisé en vient à se confondre avec un espace virtuel, « idéal »… |
|
Cédric Van Turtelboom
http://cedric-vanturtelboom.photoshelter.com/
|
|
Série Noroc, 2009-2011, extrait. |
|
Pendant deux ans, au cours de plusieurs voyages en Roumanie, j'ai eu l'occasion de tisser de nombreux liens amicaux, ce qui m'a permis de photographier avec une réelle proximité, voire dans une certaine intimité. Il en résulte un travail à la fois documentaire et très personnel, dans lequel j'ai cherché à me défaire des repères visuels traditionnels. C'est donc un univers sombre, mais non dénué d'humour, qui se trouve représenté dans mes photographies. Ce sont apparemment des structures absurdes, voire à la limite d'un « sur réalisme ». Mais c'est le constat en images d'un pays à la charnière de deux systèmes… |
|